Virginie Mercure - Prismes, symétries et autres séductions

Galerie BAC est heureuse de présenter l’exposition « Prismes, symétries et autres séductions » de l'artiste Virginie Mercure. L’exposition sera présentée du 3 au 26 juillet et le vernissage aura lieu le jeudi 3 juillet dès 17h en présence de l’artiste.

Par ses créations, Virginie Mercure s’emploie à représenter la complexité de la réalité, comme une série d’apparitions ou d’évènements aléatoirement conciliables avec notre compréhension du monde. Ainsi, ses œuvres sont composées d'éléments et de concepts qu'elle cherche à rendre plus ou moins compatibles. Ils peuvent se rejoindre sous certains aspects, mais se repousser sous certains autres. Bien qu’il puisse arriver que ces éléments s’opposent conceptuellement, ce n'est pas ce genre de relations qui prévaut dans la démarche de l'artiste. «J’essaie d’aller plus loin que la simple opposition qui est, en fin de compte, une mise en relation des deux extrêmes d’une même idée et qui représente un lien logique sans surprise.» 

Ce que Mercure recherche, à travers les couleurs, les formes et les diverses façons de les mettre en lien, c’est plutôt ce qui unit et décompose les idées. L'artiste se questionne sur ce qui crée cette illusion de rapprochement ou de distance et, ainsi, sur les structures affectives et intellectuelles, sociales et personnelles, biologiques et instinctuelles qui créent l’ordonnancement du chaos qu’est le réel et, par extension, qui créent un sens donné à une œuvre. Pour ce faire, Virginie Mercure joue avec divers degrés de compréhension en utilisant ou en contredisant certains préceptes picturaux. «Je m’efforce parfois de satisfaire aux exigences d’une « bonne » pratique de la peinture et parfois non. J’intègre dans mes compositions des éléments attendus et d'autres, inattendus.» En somme, les tableaux de Mercure présentent à la fois un désir de construction et une volonté de déconstruction de la pensée. Par son travail, l'artiste tente de mettre l'esprit logique en marche pour le faire ensuite vaciller. Son intention est de garder vivant le mouvement, en rendant difficile l'avènement d'une définition finale, de ses tableaux.

La série des Isométries est composée de tableaux formés par des assemblages de faux cadres entre lesquels est laissé un espace. Ceci crée un réseau de lignes représentant des formes géométriques dans des perspectives isométriques. Par cette série, Mercure teste la cohabitation d’éléments présentant différentes optiques. En effet, la perspective issue de l’assemblage des faux cadres pose d’emblée toutes les interventions picturales en rapport positif ou négatif avec elle. Ainsi, l’analyse de certaines constituantes de l’image, suivant leur perspective propre, oblige à faire abstraction de celle que présente le support. Aussi, ce dernier doit être regardé comme une forme sans relief pour que le réseau de lignes qui le constitue soit perçu comme partie prenante de la composition. Ceci force un déplacement de l’attention à la façon de certaines illusions d’optique, il se crée alors une discontinuité dans l’appréhension de l’image et des ruptures dans la compréhension de celle-ci.

Virginie Mercure est détentrice d’un Baccalauréat (2005) et d'une Maîtrise en arts visuels (2012) de l'Université Laval à Québec. Au cours des dernières années, elle a notamment exposé son travail au Centre en art actuel Regart, Lévis (2011), au Centre d'artistes Caravansérail, Rimouski (2012) et à la Biennale de Québec où elle a reçu le prix Videre Création en arts visuels (2013). Dernièrement, elle a exposé son plus récent corpus à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal lors de l’exposition individuelle Rétro-prospective (2014). Son travail fait partie de plusieurs collections privées et plus récemment de la Collection Loto-Québec. Virginie Mercure vit et travaille à Québec.